L'érable de Norvège
Acer platanoides
Acéracées (famille de l'érable)
Norway maple

Cet arbre vient d'Europe, mais il est planté depuis
longtemps en Amérique du Nord. On le voit souvent
dans les parcs et en bordure des rues. Dans le sud
du Québec, l'érable de Norvège s'est naturalisé un
peu partout.

Feuilles: Elles comportent 5 à 7 lobes et le
dessus est vert foncé, tandis que le dessous est
vert lustré. La feuillaison se fait tôt au printemps
et le feuillage est très dense. À l'automne, les
feuilles vont du vert au jaune.

Fleurs: Elles sont en corymbes et sont assez
grandes, mesurant 10 mm de diamètre. Les fleurs sont
aussi jaune verdâtre et munies de cinq pétales et cinq sépales.
La floraison a lieu avant la feuillaison.

Fruits: Les disamares mesurent 35 à 50 mm de longueur. Leurs ailes
sont très divergentes et le péricarpe est aplati. Les fruits sont
abondants quasiment à chaque automne et la germination a
lieu le printemps suivant.

Écorce: Elle est gris-brun très foncée. Les fissures apparaissent
rapidement sur les jeunes individus. Les crêtes sont rigides,
régulières et entrecroisées sur les arbres adultes.

Bois: Il est blanc et assez dur. On l'utilise surtout comme bois de
chauffage, mais aussi en menuiserie et en tournerie.

Taille et port: Cet arbre grandit à une vitesse moyenne et s'élève
généralement jusqu'à une hauteur de 15 mètres, mais peut faire
30 m de haut, avec un diamètre d'un mètre. Le tronc est plutôt
droit et le port est régulier. L'enracinement est dit gourmand.
Les racines sont aussi superficielles, mais il y a souvent
quelques grosses racines qui sont descendantes.

Habitat: (Zone de rusticité: 4 b) L'érable de Norvège croît dans une
grande variété de sols, mais il préfèrerait ceux qui sont riches et pas
trop acides. C'est une essence de soleil, mais elle tolère un ombrage
modéré. Il est résistant aux conditions urbaines et tolère aisément le
compactage, ainsi que le sel de déglaçage.

Remarques: Il y a de nombreuses variétés horticoles de cet érable.
La majorité des érables qui bordent les rues montréalaises sont des
érables de Norvège.

Quand on brise les pétioles, les écailles de bourgeon ou les branches,
une sève laiteuse est sécrétée.

Aux États-Unis et en Ontario, l’érable de Norvège est maintenant considéré
comme une«espèce envahissante dont il faut limiter l'expansion»1. Au
Québec, il risque d'être considéré de la même façon bientôt, puisqu'à
la suite d'observations faites sur le mont Royal à Montréal, on a constaté
que l'érable de Norvège était en train de prendre la place de l'érable à sucre.
Bien entendu, on ne veut pas qu'une espèce introduite ne prenne
la place d'une espèce indigène...

Aussi, on a noté que le feuillage très dense de l'érable de Norvège avait
d'importantes répercussions sur ce qui pousse en sous-bois, étant donné
que l'éclairage est beaucoup diminué. De plus en plus, on conseille aux gens
de ne plus acheter cet arbre.

- Espèce naturalisée au Québec.

1. BARIL, Daniel, http://www.iforum.umontreal.ca/Forum/2005-2006/20060529/R_6.html