Le pin blanc
Pinus strobus
Pinacées (famille du pin)
Eastern white pine
Essence largement répandue dans la
province. On la retrouve jusqu'à la
hauteur du lac St-Jean et ce d'est
en ouest. Le pin blanc est le plus
grand des arbres du Québec.
Feuilles: Les aiguilles sont vert
bleuâtre et restent sur l'arbre de
1 à 4 ans. Elles sont droites, souples,
douces, fines, groupées par 5 et mesurent
6 à 14 cm de longueur. Ces dernières sont aussi
denticulées et marquées de petits points blancs.
Cônes femelles: Ils sont pendants, effilés et cylindriques. De couleur vert
jaunâtre, les cônes mesurent 8 à 20 cm de longueur et sont résineux.
Ceux-ci sont portés par des pédoncules robustes d'à peu près 2 cm
de longueur. La chute des cônes et des graines se fait vers la fin
de l'été, un peu après la maturation de ces derniers.
Graines: Elles sont brun rougeâtre et font entre 5 et 8 mm de longueur.
Le vent et les animaux granivores se chargent de leur dispersion.
Écorce: À l'état jeune, celle-ci est grise, mince et lisse. En vieillissant, elle
devient beaucoup plus épaisse, brun grisâtre, à larges crêtes écailleuses.
Il y a la présence de résine sur l'écorce.
Bois: Le bois est résistant à la carie, tendre et léger, mais plutôt fort. Il est
assez pâle également. En général, les ébénistes aiment travailler ce bois;
il est facile à ouvrer et on s'en sert pour fabriquer des portes, des moulures,
des boiseries, des meubles et des contreplaqués.
Taille et port: Le pin blanc est un arbre qui grandit rapidement et qui peut
atteindre des dimensions impressionnantes; 30 m de hauteur, 1 m de
diamètre et plus de 200 ans. Les vieux arbres ont souvent une cime
arrondie, mais irrégulière à cause des vents dominants qui dictent à l'arbre
la silhouette à adopter. Les branches sont presque perpendiculaires.
En forêt, le tronc est droit et souvent dégarni sur les deux-tiers de sa
hauteur. Quant aux racines, il y en a souvent 3 à 5 principales qui sont
profondes et qui donnent naissance à des pivots secondaires.
Habitat: (Zone de rusticité: 2 b) Les jeunes individus tolèrent l'ombrage,
mais plus l'arbre vieillit, plus il a besoin de lumière pour survivre. Cet arbre
s'adapte bien à plusieurs types de sols, mais préfère (et de loin...) les sols
sablonneux, humides, mais bien drainés. Il se mélange avec une grande
variété d'essences. Cet arbre n'est pas un arbre à planter en ville puisqu' il
supporte mal les conditions urbaines, le compactage et le sel de déglaçage
(intolérant à ce dernier).
Remarques: Il est très sensible à la rouille vésiculeuse du pin blanc (Cronartium ribicola),
maladie mortelle. On peut le sauver de cette maladie en élaguant les branches qui en
sont atteintes. Le charançon du pin est un insecte qui cause beaucoup de problèmes au
pin blanc; l'insecte attaque la pousse apicale et provoque la déformation du tronc,
puisqu'une branche latérale doit prendre la relève pour assurer la survie de l'arbre.
Ce dernier est aussi sensible aux brûlures hivernales. Le feu aide le pin blanc à se
régénérer, car ce dernier élimine la concurrence végétale et crée un lit de
germination tout à fait idéal pour celui-ci.
Au début du siècle, dans la vallée du St-Laurent, on prévoyait qu'il y aurait assez
de pin blanc pour une exploitation forestière de 600 ans tellement il y en avait.
Cela fait déjà un bon bout de temps que le pin blanc n'est plus disponible en
quantité commerciale dans cette région...