Acer rubrum L.
Érable rouge
(Plaine rouge)
Red maple
- Présentation & tableau descriptif
- Sol et habitat
- Conseils de germination
-
Photos
- Forme
✔ OUI
✘ NON
Références:
Livres:
LAIRD FARRAR, John, 1996. Les Arbres du Canada. Montréal : Fidès, Service canadien des forêts. 502 p.
PELLERIN, Gervais, dir. 2005. Répertoire des arbres et arbustes ornementaux, 3ième édition. Montréal : Hydro Québec, Unité environnement, Direction Maintenance et Expertise. 547 p.
ULRICH LEISTIKOW Klaus / THÜS Holger, 2007. The Woodbook: The complete plates, Cologne: TASCHEN. 800 p.
D. WILLIAMS, MICHAEL, 2008. Arbres du Québec et de l'est de l'Amérique du Nord. Ottawa: Broquet, 406 p.
Logiciels:
Vectorwoks 2008/Plant Database/VW Plants/VW Plants.app/Recor
Cet arbre est considéré par plusieurs forestiers comme un arbre souvent de peu d’intérêt, en ce sens qu’il est souvent mal formé (lorsque l’on le retrouve à des endroits plus pauvres). Par contre, lorsqu’il est dans un type de sol qui lui convient bien, il peut croître rapidement et adopter une belle forme. Cependant, c’est un arbre de transition, en ce sens qu’il sera remplacé par d’autres arbres au fur et à mesure qu’on se rapprochera du climax. L’érable rouge est considéré comme étant une espèce intermédiaire à l’ombre, mais en réalité, il est plus juste de voir cette essence comme étant plutôt de lumière, car en effet, il colonise rapidement les lieux ouverts et jeunes.
Il est possible de retrouver l’érable rouge du Québec, en passant par Terre-Neuve et ce, jusqu’en Floride. Par contre, dans sa distribution plus au sud, l’érable rouge ne se retrouve que presque exclusivement dans les milieux mal drainés. Cet arbre est donc un possédant une des plus grandes distributions en Amérique du Nord. Il est donc possible de lui reconnaître sa très grande amplitude écologique, notamment pour les écarts de températures dans toute son aire de distribution.
L’érable rouge est reconnu pour être capable non pas seulement de germer dans tous les types de milieux, mais également de s’y maintenir. De fait, il peut croître dans tous les types de texture, de pH, d’élévation ou encore d’humidité. En effet, il peut pousser tant les milieux très mal drainés (ses semis tolèrent très bien les inondations) comme les bordures des rivières, ou encore sur les platières sableuses sèches. En réalité, c’est une espèce qui ne possède pas de réelle affinité soit pour le nord ou le sud. Une chose est certaine cependant, c’est un arbre qui comme plusieurs obtient les meilleures croissances dans les sols bien drainés.
L’érable rouge peut pousser en compagnie de plusieurs autres essences et ainsi former différents peuplements. Par exemple, il peut accompagner l’érable à sucre et plusieurs autres arbres de bois franc, comme peut pousser presque exclusivement avec des feuillus intolérants à l’ombre comme les peupliers et les bouleaux, notamment. Il peut aussi pratiquement former des peuplements purs. Dans les endroits moins bien drainés, on peut le voir en compagnie de l’orme d’Amérique et du frêne noir notamment. Enfin, on peut le retrouver avec presque toutes les essences. Il peut même accompagner des résineux, tels que les pruches, les sapins baumier ou encore les épinettes rouges pour ne nommer que ceux-là.
Une chose est très intéressante en ce qui concerne les racines de l’érable rouge. Dépendamment de l’endroit où la graine germe, ses racines vont s’étaler d’une manière ou alors d’une autre. En effet, ses racines se développeront légèrement différemment s’elles se trouvent dans un sol mal drainé en comparaison avec un sol sec. Par contre, en général, ses racines se développent en surface. Enfin, pour conclure, cet arbre est considéré comme étant un arbre très susceptible à la décomposition et aux maladies (chancres, maladies aux feuilles). Tout comme l’érable à sucre, il peut lui aussi fournir du sirop d’érable, lequel aura un goût très similaire à celui de l’érable à sucre. La seule réelle différence est qu’il produira moins, parce que les bourgeons resteront fermés plus longtemps, comparativement à l’érable à sucre, qui aura ainsi l’occasion de fournir davantage de sirop.
Etienne Ouellet, biologiste/ingénieur forestier
Références
Livres :
LAIRD FARRAR, JOHN, Les arbres du Canada, Éditions Fides, 1996, 502 p.
Site internet :
http://www.wildwnc.org/trees/
http://cfs.nrcan.gc.ca
Quand les samares passent du vert au jaune-brun et que ces dernières tombent au sol, c’est le temps de les récolter. Les fruits de ces deux espèces sont généralement matures de la mi-mai à la mi-juin.
Pour les érables, il n’est pas nécessaire d’enlever la graine du péricarpe.
Semer les fruits de 0,5cm à 2,5cm de profondeur.
Les fruits peuvent être trempées dans l’eau quelques heures avant d’être semés.

Source: WALDRON, Gerry, Trees of the Carolinian Forest, p. 193

