La section Sols et habitats se veut une revue des caractéristiques les plus importantes qui peuvent expliquer la distribution des arbres sur le territoire québécois. De fait, il existe une multitude d’éléments qui influencent la venue ou non d’arbres sur un type précis de sol. Nous allons, au travers les textes de chacun des arbres traités, voir les éléments les plus importants tels que les classes de texture, les drainages, etc. Au départ, après les déglaciations et anciens immenses lacs ou mers de voilà plusieurs siècles, ces derniers ont façonné à plusieurs endroits le type de dépôt. Par exemple, l’argile se déposait au fond d’anciens lacs ou mers et maintenant que ces étendues d’eau ont disparu, le dépôt d’argile sert d’assise à bien des arbres. À d’autres endroits, la fonte du glacier a balayé les sédiments et les a déposé ailleurs sur une bonne épaisseur. Cela a pu jadis constituer un sol profond sur lequel, au départ ont poussé des arbres, qui avec le temps ont à leur tour déposé de la matière organique qui est devenue minérale avec le temps. Pour ainsi dire, les sols ne cessent de se développer et de s’épaissir. Par contre, au Québec, l’histoire pédologique est relativement jeune et les endroits où les sols sont très épais sont peu nombreux.
Ainsi, dépendamment du type de dépôt (marin, lacustre, éolien, etc), qu’on retrouve sur un site, ce dernier pourra convenir à une espèce d’arbre plutôt qu’à une autre. En effet, par exemple, plusieurs éléments sont à surveiller lorsque l’on regarde un type de sol. Par exemple, la texture des particules est un élément important. De fait, il existe quelques types de texture, mais on pourrait résumer le tout en mentionnant que les sols peuvent contenir des textures plus grossières, comme du sable, ou encore des textures moyennes, comme du loam ou enfin de l’argile, laquelle constitue la plus petite classe de taille des particules. Évidemment, ces trois éléments peuvent se retrouver mélangés ensemble et former un type de sol mixte, comme par exemple un sol argileux-loameux. Des arbres vont préférer les sols à texture plus grossière, comme par exemple les pins alors que d’autres vont préférer les sols à texture plus fine, comme l’argile.
Il serait bien de souligner au passage, que le drainage du sol est un autre élément très important qui peut à lui seul expliquer pourquoi on retrouve une essence à un endroit précis alors qu’on ne la retrouve pas ailleurs. En général, on peut dire que lorsque l’on parle d’un sol argileux, ce dernier est habituellement moins bien drainé qu’un sol qui possède une texture plus grossière. Il est donc possible de faire une certaine concordance entre les drainages et les classes de textures des sols. Pour ainsi dire, un arbre poussant dans les fines textures devraient règle générale apprécier les sols moins bien drainés.
Les classes de pH optimales des différentes essences seront aussi vues, tout comme le type de racines de chacun d’eux. Il existe pour ainsi dire deux types de racines, soit les racines plus des arbres qui sont plus superficielles et celles qui forment un important pivot, duquel partent d’autres racines latérales. Les arbres possédant le deuxième type de racines, vont préférer croître dans les sols plus profonds et ce, afin d’étendre davantage leurs racines et aussi puiser plus de minéraux. Par contre, certaines essences à pivot peuvent très bien se retrouver dans des sols relativement peu profonds et connaître de bonnes croissances.
Cette section traitera des arbres les plus communs qu’on retrouve en forêt, ainsi que de quelques arbres qui ne sont pas indigènes dans la province, mais qui font maintenant partie des forêts (naturalisés ou de plantation). Les divers peuplements dans lesquels on peut retrouver telle ou telle essence seront soulignés, car en effet, une essence précise peut croître en peuplement pur alors qu’à d’autres instants, elle peut croître en compagnie d’autres feuillus ou encore de résineux (ou mixtes par surcroît). Enfin, une multitude d’autres renseignements seront inclus dans cette section. Beaucoup de références ont été utilisées afin de constituer cette section et il est possible de voir la liste de ces dernières à la fin des textes de chacun des arbres traités. Enfin, pour faciliter la lecture de cette page, les arbres sont classés selon leurs exigences en ce qui concerne la luminosité et aussi par ordre alphabétique.
Etienne Ouellet, biologiste/futur ingénieur forestier
Essences ne tolérant pas l'ombre (de lumière) |
Conifères |
Épinette de Norvège |
Genévrier de Virginie |
Mélèze laricin |
Pin gris |
Pin rouge |
Feuillus |
Frêne noir |
Noyer noir |
Peuplier baumier |
Peuplier deltoïde |
Peuplier faux-tremble |
Saules |
Essences semi-tolérantes à l'ombrage |
Feuillus |
Caryer cordiforme |
Caryer ovale |
Chêne à gros fruits |
Chêne bicolore |
Chêne blanc |
Érable argenté |
Frêne rouge |
Orme liège |
Orme rouge |
Conifères |
Épinette du Colorado |
Épinette noire |
Ginkgo bilobé |
Essences tolérant l'ombrage (d'ombre) |
Feuillus |
Châtaignier d'Amérique |
Hêtre à grandes feuilles |
Tilleul d'Amérique |
Conifères |
Épinette blanche |
Sapin baumier |
Thuya occidental |