Arboquebecium

Morus rubra

Mûrier rouge



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Disponibilité

En stock

Zone de rusticité

4 (ref. Missouri Botanical Garden)

Provenance de l'espèce

Est des États-Unis et sud de l'Ontario

Arbre mère situé à

Angus, Ontario
Rabais sur la quantité choisie
5 plants 10 plants 15 plants 20 plants 25 plants
-10% -20% -25% -30% -35%


Le mûrier rouge est un petit arbre tout-à-fait unique en son genre. Tout comme les ronces sauvages (rubus spp.) sur lesquelles on s'égratigne en tentant de cueillir des mûres en été, il produit des petits fruits charnus que l'on appelle également des mûres. Il s'agit pourtant d'espèces complètement différentes qui ne font même pas partie de la même famille ! Il faut dire que, mis à part les fruits semblables, le mûrier rouge - ainsi que les mûriers en général - et les ronces sauvages n'ont à  peu près rien en commun. Ces dernières sont des arbrisseaux à port sarmenteux (ligneux, mais dont la tige nécessite la présence d'un appui pour bien se tenir), alors que le mûrier rouge, lui, est un arbre pouvant mesurer jusqu'à 20 mètres de hauteur (plus souvent 10 mètres).

Fait intéressant, « Pehr Kalm (1716-1779), un élève de Linné, fut envoyé en Amérique pour étudier les possibilités d'acclimater le mûrier rouge en Suède et de le cultiver en tant qu'arbre du ver à soie. Mais sa mission devait échouer sur ce dernier point. » (Leistikow & Thüs, 2007). Dans un autre ordre d'idée, on doit à Pehr Kalm l'un des derniers grands témoignages de ce à quoi ressemblait la Nouvelle-France avant sa chute en 1759. Effectivement, celui-ci séjourna dans la colonie française en 1749 et fit un récit assez détaillé sur sa population et son organisation sociale.

Le mûrier rouge pousse bien dans les sols profonds, mouillés, mais bien drainés. En milieu naturel, on le trouve généralement dans les vallées et dans les plaines d'inondation ou bien au pied des pentes. Il croît rapidement et supporte bien l'ombre. Seul bémol, il n'est pas des plus rustiques et le bout de ses branches a parfois tendance à geler lors d'hivers rigoureux. Il est cependant si vigoureux que ces bouts de branches gelés sont rapidement remplacées par de nouvelles pousses qui auront tôt fait de faire disparaître les méfaits du froid. Il est déconseillé de planter cet arbre en zone 4a et moins.

Ce petit arbre comporte plusieurs attraits paysagers qui devraient favoriser sa plantation dans une multitude de contextes. En plus de ses petits fruits juteux, sucrés, élégants et savoureux, il a la particularité d'avoir des feuilles extrêmement variables. « Les arbres peuvent ne porter que des feuilles non lobées, ou encore, des ensembles de feuilles non lobées, de feuilles unilobées et de feuilles bilobées poussant toutes sur le même arbre [...] ». (Williams, 2008)

Le mûrier rouge est utilisé à de multiples fins. Évidemment, on le plante souvent pour la qualité de ses fruits qu'on peut transformer en gelées ou bien en confitures, mais qu'on peut également manger frais. Pour cette raison qui n'est pas banale, cet arbre a la cote en permaculture ! Toujours dans le domaine culinaire, on peut mentionner que le bois du mûrier rouge est aussi utilisé pour le fumage des viandes auxquelles il donne une saveur douce et sucrée.

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cm ↕︎ : hauteur du plant

multicell. : motte emballée provenant d'un plateau multicellulaire
pot 1 gal. : motte emballée provenant d'un pot ayant un volume de un gallon